Aumônerie

L’Aumônerie Hospitalière Musulmane est en place au CHU de MORLAIX depuis la mise à disposition des locaux le 19 septembre 2018.

Toute Musulmane et tout Musulman hospitalisé au CHU de MORLAIX est invité(e) à indiquer sa religion au personnel afin de disposer de l’assistance de l’Aumônerie.

 

INFORMATIONS UTILES :

Le numéro de téléphone professionnel de l’Aumônier hospitalier est le  :  07 67 49 97 79

E-mail  : aumoneriecultemusulman@ch-morlaix.fr

Adresse postale : 

Centre Hospitalier des Pays de Morlaix
Aumônerie Culte Musulman
15 Rue de Kersaint Gilly

29600 Morlaix

 

Notre sœur responsable de l’aumônerie définit ainsi sa mission :

Œuvrer pour le bien être de nos frères et sœurs hospitalisés, chercher l’agrément du Tout Puissant à travers Sa créature.

Cette parole du Prophète de l’islam (pbsl) montre à elle seule l’importance de la mission de l’aumônerie hospitalière : 

« Celui qui rend visite à une personne malade ou visite un frère dans l’Islam, un invocateur du ciel lui dit :
« Puisses-tu être heureux, que tes pas soient bénis, et puisses-tu occuper une position digne au Paradis »  » 
(Hadith déclaré hassan par Cheikh al-Albâni dans Sahih at-Tirmidhi)

Voici une présentation plus complète réalisée en liaison avec l’Aumônerie Régionale Hospitalière de Bretagne :

يقول النبي عليه الصلاة و السلام

أَطْعِمُوا الْجَائِعَ ، وَعُودُوا الْمَرِيضَ ، وَفُكُّوا الْعَانِيَ. قَالَ سُفْيَانُ وَالْعَانِي الأَسِيرُ

« Nourrissez l’affamé, visitez le malade et libérez le prisonnier »
خَمْسٌ تَجِبُ لِلْمُسْلِمِ عَلَى أَخِيهِ ؛ رَدُّ السَّلامِ ، وَتَشْمِيتُ الْعَاطِسِ وَإِجَابَةُ الدَّعْوَةِ ، وَعِيَادَةُ الْمَرِيضِ ، وَاتِّبَاعُ الْجَنَازَةِ

Une des cinq obligations du musulman envers son frère, est العيادة  « al Hiyada » du malade (prononcer un H guttural profond), traduit à tort par « visite », car dans la signification mot arabe العيادة il y le mot retour, le vrai sens est : visite avec des retours, un suivi.

Rendre visite au malade ne se limite pas uniquement à le saluer, lui dire des paroles réconfortantes mais il s’agit d’être à ses côtés et le soutenir dans tous les aspects de sa vie, d’ici et d’au-delà. Comme s’il – elle- s’agissait de votre frère ou sœur de sang. Je dirai plus la fraternité pour Allah peut être encore plus forte que celle du sang. Être malade (physiquement, car il s’agit de cela et le physique inclut le psychique) est « être en panne » , ne plus pouvoir avancer dans la vie, s’arrêter et arrêter le cours « normal » de sa vie.

En premier celui qui rend visite doit être à l’écoute attentive pour évaluer la situation de ce malade, son état d’âme, et ainsi répondre à ses demandes, celles de la pratique de son culte, répondre dans la mesure du possible à ses interrogations, car la maladie est souvent un intermède dans la vie, où l’on se pose des questions, où l’on se remet en cause. D’une manière générale, l’aider à surmonter toutes les difficultés conséquentes à sa maladie.

Le cercle des « obligés » ne se restreint pas uniquement aux proches (qui sont quand même les premiers concernés) Il est élargi à toute la communauté. Parce que la maladie est, des fois lourde, et difficile à assumer et une solidarité venant d’un cercle plus élargi soulage les proches. En outre, tous les malades n’ont pas de la famille ou encore pas de famille proche des exemples concrets peuvent être donnés comme celles de personnes qui pour une spécialité de médecine ont dû se déplacer de loin.

Toujours-est-il si par malheur un malade musulman ne reçoit aucune visite, aucun soutien alors nous serons tous fautifs devant Allah et devrons répondre devant Lui le Jour du Jugement pour cela. Cet acte s’inscrit dans la fraternité et la solidarité entre membres de la communauté, et revêt un caractère obligatoire.

Nous aumôniers sommes les assistants en matière de culte mais les objectifs à atteindre par cette obligation dans l’Islam ne se borne pas uniquement à la sauvegarde de la religion du patient, et de sa foi, mais également la sauvegarde de sa personne, de son intégrité, de ses biens.

Le cadre officiel de l’aumônerie musulmane en milieu hospitalier en France nous permet en tant qu’aumôniers de veiller à que ce droit de « Hiyada» soit respecté au sein des établissements de santé.

Le cercle des « obligés » est élargi et nous sommes à ce titre un lien entre les malades musulmans à l’hôpital et la communauté musulmane, donnons l’alerte des situations d’isolement et de difficulté de musulmans au sein de l’hôpital.

La maladie reste malgré tout une occasion au croyant pour revenir vers Allah, et au non croyant de croire, Beaucoup de musulmans nous demandent les éclairer sur la religion, à ce moment-là, et leur apprendre et les assister dans leur pratique.

Un autre devoir que la communauté musulmane doit assumer : garantir une sépulture musulmane à ses membres, en prévoyant une présence physique lors du rituel. Les décès ayant lieu en majorité dans les hôpitaux. Nous avons en tant qu’aumôniers ont un rôle essentiel d’accompagnement du patient et de sa famille.
Dans certains cas de patients décédés à l’Hôpital démunis ou en difficulté nous avons alerté la communauté et appeler à la solidarité.

Nous avons été sollicités également pour bien d’autres services qui dépassent le cadre institutionnel, par exemple pour trouver un logement pour les familles de patients venant de loin, transporter des personnes démunis de moyens pour des soins médicaux, d’autres patients vivant seuls nous ont demandé de continuer à leur rendre visite à leur domicile après l’hôpital…

Cependant nous accomplissons notre mission au sein de l’hôpital, bien entendu en totale cohérence avec l’exercice institutionnel français de l’aumônerie.

Au-delà de notre rôle auprès du patient musulman nous apportons notre concours à l’équipe nous éclairons l’équipe médicale et soignante sur les implications que peuvent avoir certaines de leurs décisions au regard des convictions et pratiques religieuses des patients.
Nous avons un rôle également de médiateurs entre l’équipe soignante et les patients musulmans pour une meilleure compréhension des soins prodigués, (parmi nous il y a des infirmières, aide-soignant(e)s et des médecins)

Tout cela génère des frais que nous devons assumer nous-mêmes, Nous faisons des collectes dans les mosquées et auprès des fidèles. Nous essayons tant bien que mal d’assurer des budgets car ils sont exclusivement faits avec les dons des fidèles.

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